Ce qui s’est dit… le 22/11/2013

Les Femen dénoncent la parution non autorisée d’un calendrier à leur nom

Le groupe féministe Femen menace de poursuivre en justice un jeune éditeur qui publie sans son accord un calendrier à son nom. Une affaire néanmoins plus complexe qu'elle n'en a l'air…

Un calendrier « Femen 2014″ est arrivé hier en librairie. L’occasion pour le groupe féministe d’exploiter son image, telle une chanteuse ou une actrice avide de dollars ? Point du tout ! Le groupe menace même d’attaquer en justice un petit éditeur qui joue sur l’ambiguïté de son projet pour justifier sa parution. Explications.

Ce calendrier « Femen 2014″ est un objet atypique. Sous-titrée « Quand l’actualité croise l’Histoire de l’art », cette parution de la toute jeune maison d’édition Le Contrepoint a un objectif pour le moins ambitieux : mettre en parallèle des photos des Femen prise par l’AFP avec de grandes œuvres de l’histoire de l’Art.

 

« Réconcilier art du nu et photojournalisme »

Sur son site internet, l’éditeur affirme que « les Femen ont offert aux photographes un sujet exceptionnel, réconciliant l’art du nu et le photojournalisme », et se félicite d’avoir publié ce calendrier qui réconcilie justement les deux disciplines. Cette ambition tout à fait noble est néanmoins brouillée par le titre du calendrier, qui donne l’impression que le calendrier a été validé par le célèbre groupe féministe. Un « flou artistique » qui ne plait justement pas du tout aux Femen.

 

Menaces de poursuite de la part des Femen

Sur sa page Facebook et sur Twitter, le groupe Femen France dénonce « une grossière exploitation de notre image » et « ne s’associe pas à ce calendrier ».

« Nous condamnons l’intention du Contrepoint de le publier et d’utiliser notre nom illégalement et à des fins commerciales », ajoute Femen France, qui assure avoir « suffisamment de raisons pour poursuivre Le Contrepoint en justice ».

Une procédure qui, si elle devenait une réalité, risque d’être complexe pour les deux parties. Car si le nom Femen semble être indéniablement utilisé à l’insu du groupe, les photos sont néanmoins issues de l’AFP, ce qui assure la légitimité de leur reproduction.