Ce qui s’est dit… le 15/04/2017

Être au parfum dans « L’Usine nouvelle » pour la sortie de Nez#3.

Le troisième numéro de la Revue Nez s'intéresse, comme son nom l'indique au parfum pris dans toutes ses dimensions. Outre un dossier très intéressant sur le lien entre parfum et séduction, on y trouve de quoi intéresser aussi bien les littéraires que les amateurs de voyages ou les passionnés de voitures. Une réussite ! Par Christophe Bys

On a beau parler à longueur de pages et d’éditos de crise de la presse, de nombreuses initiatives se multiplient pour créer de nouvelles offres. Pour profiter de ce week end de trois jours (ou pour un des nombreux week end de trois jours qui se profilent en mai) nous vous invitons à découvrir un de ces nouveaux format qui a retenu notre attention.

 

Lire pour sentir ?

Le premier appartient à la grande famille des Mook, un mot-valise pour désigner un objet hybride entre le Magazine et le livre (book). Ainsi en est-il de la revue Nez dont le troisième numéro vient de sortir avec ce pari incroyable et réussi d’écrire sur ce qui a priori résiste le plus cette forme : le parfum dans toutes ses acceptions qu’il s’agisse de fragances vendues par les marques de luxe, de parfum alimentaires.. A la rédaction en chef de la revue on trouve Jeanne Doré qui tient un blog connu des amateurs consacré au sujet depuis de nombreuses années. Là en 140 pages très soignées à commencer par la couverture découpée ou le travail graphique et iconographique très réussi, le troisième numéro de cette revue se picore comme on respire un parfum aimé. On trouvera un passionnant dossier sur le sexe des parfums, rappelant comment le droit de se parfumer est finalement une conquête masculine récente.

A signaler aussi dans ce Mook, une interview fleuve de Francis Kurdjian, le créateur du Mâle de Jean-Paul Gaultier mais aussi de centaine d’autres parfums qui explique son plaisir de travailler pour l’industrie de la beauté « Rares sont les métiers où vous pouvez donner du bonheur aux gens. Le parfumeur en fait parti« . Les plus littéraires de nos lecteurs se plongeront dans le passionnant article consacré au relation qu’entretient la poésie baudelairienne avec le parfum quand les aventuriers préfèreront le reportage sur la vanille de Madagascar. Cette revue a tout bon, offrant un large choix d’articles pour un public varié, le lecteur régulier de L’Usine Nouvelle trouvera notamment une iconographie très amusante et riche sur les odeurs de l’automobile, de l’essence au l’arbre magique en passant par le siège en cuir. Petit plus : même son papier sent bon.